"Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable - les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. [...] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n'y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu'un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable." Avec ses redoutables crocodiles, ses excentriques mineurs d'opales, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Et ce n'est pas Kenneth Cook qui aurait pu le soumettre ! [...]
© Fnac
Mon avis en quelques mots...
J'ai découvert ce recueil de nouvelles (The Killer Koala en VO) complètement par hasard, en parcourant le site de la Fnac sur lequel je regarde régulièrement les dernières sorties de bouquins et autres. Celui-là faisait partie des coups de cœur des libraires, et en plus je trouvais que le titre était marrant, alors j'ai décidé de l'acheter après avoir lu le mini résumé et après avoir constaté aussi qu'il avait d'excellents commentaires de la part des lecteurs. Je me suis plongée dans le livre rapidement, et il a été difficile de le reposer ; heureusement, il ne fait pas plus de 150 pages ou quelque chose comme ça. Comme le titre le laisse présager, il s'agit donc de nouvelles, toutes plus hilarantes les unes que les autres, relatant les tribulations de Kenneth Cook dans le bush australien, ses rencontres farfelues, ses déboires avec la faune locale etc. Comme je le disais, c'est très drôle, mais le style n'en est pas moins distingué (il faut savoir que Kenneth Cook, relativement peu connu en France, est considéré comme l'un des plus grands auteurs/journalistes australiens du XXe siècle - il est mort il y a un peu plus de 20 ans). Toutes les histoires du recueil se veulent authentiques, et même si certaines paraissent complètement invraisemblables, on a envie d'y croire, tellement ça regorge de détails qui veulent nous convaincre. Et puis de toute façon, d'après sa traductrice, qui a également postfacé le bouquin, Cook se fichait pas mal d'être cru ou non, il a juste dit avant sa mort qu'il n'avait jamais osé intégrer ces histoires à ses romans, tellement elles étaient incroyables (c'est le cas de le dire), d'où ce recueil spécifique. Ce livre m'a rappelé le récit de Bill Bryson Nos voisins du dessous, où ce dernier racontait ses voyages Down Under à l'aide d'innombrables anecdotes à mourir de rire, mais Kenneth Cook reste un auteur d'une autre trempe que Bryson. Bref, si vous avez envie de passer un bon moment de détente au cœur de l'Australie profonde, n'hésitez pas, Le koala tueur est le livre qu'il vous faut. Un seul regret en ce qui me concerne : ne pas avoir pu profiter de l'humour de Cook en version originale, car ses livres sont quasi introuvables en VO, même sur le Net...

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