
Ma note (sur 5) : ***
Réalisateur : Martin Scorsese
Interprètes : Leonardo DiCaprio, Ben Kingsley, Mark Ruffalo, Michelle Williams…
Genre : thriller
Origine : États-Unis
Durée : 2h17
Date de sortie : 24 février 2010
Disponible en DVD & Blu-ray : depuis le 24 juin 2010
De quoi ça parle ?
En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d'une malade, ou cryptogramme ? Commence alors une investigation pleine de chausse-trappes et de faux-semblants.
Pourquoi je voulais voir ce film ?
Pour deux raisons : la première, la présence de Michelle Williams au générique (ceux qui me connaissent un peu savent que j’adore cette actrice), et les critiques élogieuses concernant sa prestation ; la deuxième : je suis toujours curieuse lorsque des livres (à succès ou non) sont adaptés à l’écran, et là c’est le cas puisque Shutter Island est la transposition cinématographique du thriller du même nom de Dennis Lehane.
Ce que j’en ai pensé :
Déjà, j’ai été « happée » dès les premières minutes du film par la qualité de la réalisation, et l’arrivée des enquêteurs sur l’île de Shutter Island, au décor pour le moins gothique (brume à gogo, musique sombre et sourde, inquiétante). À partir de là, les 2h17 du film, que je redoutais, se sont écoulées sans que je jette une seule fois un œil à ma pendule, ce qui est bon signe chez moi.
Shutter Island joue tout du long avec nos nerfs, et surtout, nous fait jongler jusqu’à la fin avec nos perceptions. Cette plongée dans les arcanes de la folie (car c’est avant tout un film sur la maladie) nous fait alterner continuellement entre fantasme et réalité, si bien que lorsqu’est apparu sur mon écran le générique de fin, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que décidément, je n’avais une fois de plus rien compris. Mais justement, là où moi je veux toujours des réponses, eh bien des fois il ne faut tout simplement pas en chercher.
Pour en revenir à des choses plus concrètes : DiCaprio est définitivement un acteur magistral, habité par ses rôles, et désormais bien loin de ses débuts dans Roméo + Juliette ou encore le fameux Titanic (que je ne renie pas pour autant). Michelle Williams confirme son talent, bien que son rôle soit restreint à des apparitions oniriques (elle joue l’épouse de DiCaprio, décédée dans un incendie, enfin bon jusqu’à ce que…). Ben Kingsley est assez remarquable lui aussi, en psychiatre-expérimentateur glacial qui aurait besoin d’être soigné au moins autant que ses patients. Quant à Mark Ruffalo, acteur selon moi sous-estimé, il remplit son rôle de faire-valoir impeccablement. En bonus, l’apparition notamment de Patricia Clarkson vaut le détour.
Les critiques ont parfois été mitigées sur la réussite de ce film du point de vue de la réalisation, mais je ne suis ni assez cinéphile ni assez calée sur Scorsese pour porter un quelconque jugement de ce point de vue. J’ai simplement pu apprécier les qualités esthétiques et photographiques de Shutter Island, avec mes yeux d’amoureuse du cinéma néanmoins néophyte.
Ce que j’en retiens :
Le jeu des acteurs, la beauté formelle, les (très) nombreuses références, les questions (politiques, psychanalytiques…) posées par le film, le décor gothique aussi oppressant qu’époustouflant (dantesque tempête).
Conclusion :
« La vérité est ailleurs. »
Réalisateur : Martin Scorsese
Interprètes : Leonardo DiCaprio, Ben Kingsley, Mark Ruffalo, Michelle Williams…
Genre : thriller
Origine : États-Unis
Durée : 2h17
Date de sortie : 24 février 2010
Disponible en DVD & Blu-ray : depuis le 24 juin 2010
De quoi ça parle ?
En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d'une malade, ou cryptogramme ? Commence alors une investigation pleine de chausse-trappes et de faux-semblants.
Pourquoi je voulais voir ce film ?
Pour deux raisons : la première, la présence de Michelle Williams au générique (ceux qui me connaissent un peu savent que j’adore cette actrice), et les critiques élogieuses concernant sa prestation ; la deuxième : je suis toujours curieuse lorsque des livres (à succès ou non) sont adaptés à l’écran, et là c’est le cas puisque Shutter Island est la transposition cinématographique du thriller du même nom de Dennis Lehane.
Ce que j’en ai pensé :
Déjà, j’ai été « happée » dès les premières minutes du film par la qualité de la réalisation, et l’arrivée des enquêteurs sur l’île de Shutter Island, au décor pour le moins gothique (brume à gogo, musique sombre et sourde, inquiétante). À partir de là, les 2h17 du film, que je redoutais, se sont écoulées sans que je jette une seule fois un œil à ma pendule, ce qui est bon signe chez moi.
Shutter Island joue tout du long avec nos nerfs, et surtout, nous fait jongler jusqu’à la fin avec nos perceptions. Cette plongée dans les arcanes de la folie (car c’est avant tout un film sur la maladie) nous fait alterner continuellement entre fantasme et réalité, si bien que lorsqu’est apparu sur mon écran le générique de fin, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que décidément, je n’avais une fois de plus rien compris. Mais justement, là où moi je veux toujours des réponses, eh bien des fois il ne faut tout simplement pas en chercher.
Pour en revenir à des choses plus concrètes : DiCaprio est définitivement un acteur magistral, habité par ses rôles, et désormais bien loin de ses débuts dans Roméo + Juliette ou encore le fameux Titanic (que je ne renie pas pour autant). Michelle Williams confirme son talent, bien que son rôle soit restreint à des apparitions oniriques (elle joue l’épouse de DiCaprio, décédée dans un incendie, enfin bon jusqu’à ce que…). Ben Kingsley est assez remarquable lui aussi, en psychiatre-expérimentateur glacial qui aurait besoin d’être soigné au moins autant que ses patients. Quant à Mark Ruffalo, acteur selon moi sous-estimé, il remplit son rôle de faire-valoir impeccablement. En bonus, l’apparition notamment de Patricia Clarkson vaut le détour.
Les critiques ont parfois été mitigées sur la réussite de ce film du point de vue de la réalisation, mais je ne suis ni assez cinéphile ni assez calée sur Scorsese pour porter un quelconque jugement de ce point de vue. J’ai simplement pu apprécier les qualités esthétiques et photographiques de Shutter Island, avec mes yeux d’amoureuse du cinéma néanmoins néophyte.
Ce que j’en retiens :
Le jeu des acteurs, la beauté formelle, les (très) nombreuses références, les questions (politiques, psychanalytiques…) posées par le film, le décor gothique aussi oppressant qu’époustouflant (dantesque tempête).
Conclusion :
« La vérité est ailleurs. »
3 commentaires:
au programme ce soir... donc une bonne soirée en vue...
Merci pour la visite ! Je viens d'aller jeter un coup d'oeil à tes différents blogs !
J'avais adoré le bouquin qui m'avait bien tenue en haleine, et je n'ai pas été déçue du tout par le film ! Il est très fidèle au bouquin, mais en même temps les quelques libertés prises par Scorcese (comme justement la façon de traiter les souvenirs de Teddy) sont vraiment bien trouvées et servent le film.
Les acteurs sont tous vraiment très bons, et je peux que partager ton avis sur Leo, qui fait définitivement partie des meilleurs acteurs de sa génération.
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