Collection Romans Français
Août 2010
180 pages
180 pages
Résumé
Amélie Nothomb lit tout son courrier, et essaie de répondre personnellement à chacun, lorsque cela est possible. Un beau jour, elle reçoit une drôle de missive venue tout droit d'Irak et écrite par un soldat américain qui cherche manifestement à attirer son attention. Tout d'abord réticente, puis intriguée, elle finit par lui répondre sur un ton anodin, et entretiendra dès lors une correspondance régulière avec cet homme qui répond à l'absurdité de la guerre en faisant une sorte de "grève de la satiété".
Puis un jour, au bout de quelques mois d'un véritable ping-pong épistolaire, tout s'arrête. Amélie finit par s'inquiéter du sort du soldat devenu "muet", jusqu'à ce que...
Ce que j'en ai pensé
Chaque année au mois d’août c’est un rituel : j’achète le nouvel Amélie Nothomb, et je le lis d’une traite. Cette fois-ci ça m’a pris tout juste deux heures. Il faut dire que les romans d’Amélie ne sont pas très longs.
Après des années de « fidélité » à l’auteure, qu’est-ce que je retiens de son dernier "bébé", Une forme de vie ?
Eh bien tout d’abord, je dois dire que je n’ai pas vraiment un avis tranché sur la question (c'est d'ailleurs plutôt mauvais signe) : ce livre ne m’a pas profondément déçue, il ne m’a pas profondément enthousiasmée non plus.
Certes, comme d’habitude, la fluidité du style Nothomb en a fait une lecture très agréable, un moment de divertissement sympathique.
Certes, comme d’habitude, j’ai trouvé la réflexion induite par ce roman assez intéressante...
Mais attend-on d’un livre qu’il soit simplement agréable, sympathique, assez intéressant ?
Plus ça va, plus ma "chère" Amélie semble se complaire dans des histoires (inventées ou pas) acadabrantesques plus que véritablement originales, et elle en fait manifestement son fonds de commerce. Bien sûr, c’est ce côté loufoque et décalé, mêlé à une maîtrise parfaite de la langue, qui m’ont fait accrocher au départ, et c’est pour cette raison que j’ai lu absolument tous ses livres (je ne les compte plus mais il doit bien y en avoir une petite vingtaine).
La plupart de ses romans autobiographiques, ainsi que son unique pièce de théâtre (Les Combustibles) restent des références pour moi du point de vue littéraire, et j’ai beaucoup ri et réfléchi en lisant tous les autres, mais je sais aussi qu’en l’espace de quelques années je suis devenue beaucoup plus exigeante en ce qui concerne mes choix de lectures.
Et je crois que l’achat du dernier Nothomb à chaque rentrée littéraire s’apparente plus désormais à une vieille habitude sans laquelle j’aurais en quelque sorte l’impression de « trahir » l’auteure, qu’à un réel espoir d’être éblouie par un grand roman du genre de ceux qui vous font voir la vie sous un angle nouveau.
Je sens que j’arrive à la fin de l’écriture de ce billet, et je m’excuse pour mes visiteurs qui s’attendaient sûrement à un commentaire en règle de la dernière parution de Mlle Nothomb. Je constate en même temps que vous que je me suis largement éloignée du sujet de départ pour divaguer vers des réflexions bien plus généralistes...
Peut-être est-ce bien la preuve qu’il n’y a pas (ou que je n’ai pas) grand-chose à dire sur Une forme de vie finalement.
Alors, si mon « article » ne vous a pas trop passé l’envie de goûter à ce qui sera sans doute un des best sellers de la rentrée, je vous invite à vous faire un avis par vous-mêmes, et à m’en faire part ici, évidemment !
Amélie Nothomb lit tout son courrier, et essaie de répondre personnellement à chacun, lorsque cela est possible. Un beau jour, elle reçoit une drôle de missive venue tout droit d'Irak et écrite par un soldat américain qui cherche manifestement à attirer son attention. Tout d'abord réticente, puis intriguée, elle finit par lui répondre sur un ton anodin, et entretiendra dès lors une correspondance régulière avec cet homme qui répond à l'absurdité de la guerre en faisant une sorte de "grève de la satiété".
Puis un jour, au bout de quelques mois d'un véritable ping-pong épistolaire, tout s'arrête. Amélie finit par s'inquiéter du sort du soldat devenu "muet", jusqu'à ce que...
Ce que j'en ai pensé
Chaque année au mois d’août c’est un rituel : j’achète le nouvel Amélie Nothomb, et je le lis d’une traite. Cette fois-ci ça m’a pris tout juste deux heures. Il faut dire que les romans d’Amélie ne sont pas très longs.
Après des années de « fidélité » à l’auteure, qu’est-ce que je retiens de son dernier "bébé", Une forme de vie ?
Eh bien tout d’abord, je dois dire que je n’ai pas vraiment un avis tranché sur la question (c'est d'ailleurs plutôt mauvais signe) : ce livre ne m’a pas profondément déçue, il ne m’a pas profondément enthousiasmée non plus.
Certes, comme d’habitude, la fluidité du style Nothomb en a fait une lecture très agréable, un moment de divertissement sympathique.
Certes, comme d’habitude, j’ai trouvé la réflexion induite par ce roman assez intéressante...
Mais attend-on d’un livre qu’il soit simplement agréable, sympathique, assez intéressant ?
Plus ça va, plus ma "chère" Amélie semble se complaire dans des histoires (inventées ou pas) acadabrantesques plus que véritablement originales, et elle en fait manifestement son fonds de commerce. Bien sûr, c’est ce côté loufoque et décalé, mêlé à une maîtrise parfaite de la langue, qui m’ont fait accrocher au départ, et c’est pour cette raison que j’ai lu absolument tous ses livres (je ne les compte plus mais il doit bien y en avoir une petite vingtaine).
La plupart de ses romans autobiographiques, ainsi que son unique pièce de théâtre (Les Combustibles) restent des références pour moi du point de vue littéraire, et j’ai beaucoup ri et réfléchi en lisant tous les autres, mais je sais aussi qu’en l’espace de quelques années je suis devenue beaucoup plus exigeante en ce qui concerne mes choix de lectures.
Et je crois que l’achat du dernier Nothomb à chaque rentrée littéraire s’apparente plus désormais à une vieille habitude sans laquelle j’aurais en quelque sorte l’impression de « trahir » l’auteure, qu’à un réel espoir d’être éblouie par un grand roman du genre de ceux qui vous font voir la vie sous un angle nouveau.
Je sens que j’arrive à la fin de l’écriture de ce billet, et je m’excuse pour mes visiteurs qui s’attendaient sûrement à un commentaire en règle de la dernière parution de Mlle Nothomb. Je constate en même temps que vous que je me suis largement éloignée du sujet de départ pour divaguer vers des réflexions bien plus généralistes...
Peut-être est-ce bien la preuve qu’il n’y a pas (ou que je n’ai pas) grand-chose à dire sur Une forme de vie finalement.
Alors, si mon « article » ne vous a pas trop passé l’envie de goûter à ce qui sera sans doute un des best sellers de la rentrée, je vous invite à vous faire un avis par vous-mêmes, et à m’en faire part ici, évidemment !

8 commentaires:
Contrairement à toi, je ne suis pas une lectrice très "fidèle" d'Amélie Nothomb (je n'ai toujours pas lu les deux précédents et il m'en reste certains plus anciens à lire). Et pourtant, j'aime beaucoup sa façon d'écrire et de se mettre en scène. C'est peut-être pour ça que "Une forme de vie" m'a beaucoup plu. J'ai lu qu'Amélie Nothomb fait ici sa 19è rentrée littéraire ! C'est beaucoup et je comprends ta sensation de "trahir" l'auteur en faisant l'impasse sur un titre ! Il y a des auteurs sur qui on ne peut faire l'impasse tant certains de leurs romans nous ont plu, alors que d'autres nous ont profondément déçus (dans mon cas, c'est Paul Auster, qui heureusement, nous a gratifiés dernièrement d'excellents romans !)
Ravie de te voir sur mon blog et de pouvoir avoir ton avis sur le dernier Amélie Nothomb. Comme je le disais, je n'ai pas été déçue à proprement parler par ce livre, mais je crois que je me suis tellement habituée à son style au fil des années que je finis par éprouver une certaine lassitude, et donc il se peut que je juge un peu durement ses dernières parutions, qui au demeurant restent plutôt très bonnes dans le paysage littéraire !
N'hésite pas à repasser par ici à l'occasion, je lis tous les commentaires avec plaisir et intérêt. :)
J'ai dû lire 2 livres de cette auteure, mais le reste de sa bibliographie ne m'attire pas tant que ça.. je passerai donc mon tour :]
Je n'ai jamais lu Nothomb (shame on me mais je me suis inscrite à un challenge de lecture et elle figure sur ma liste avec "Le fait du prince") mais je comprends totalement ton exigeance et ta lassitude. Quand on connait très bien l'oeuvre d'un auteur, qu'on l'a lu/e avec passion, c'est difficile de ne pas TOUT lire et de voir les répétitions, la facilité.
J'ai le même soucis avec Anne Rice, que j'adorais, je connais sa plume par coeur, j'ai des éditions rares & signées, j'ai eu la chance de correspondre un peu avec elle, etc. Je suis en train de lire son dernier roman, que j'avais pourtant boudé à sa sortie l'an dernier. Je sens la facilité à chaque page, c'est ahurissant. Un lecteur nouveau peut aimer ce bouquin, mais on ne me la fait pas à moi...
Tu lui as déjà écrit (à Nothomb bien sûr)? Perso j'avais été fine folle de recevoir un email d'Anne Rice. ;)
C'est toujours un peu "dur" d'être déçue par un auteur qu'on adore, et comme tu dis, quand on connaît par cœur, on finit par percevoir toutes les failles, aussi minimes soient-elles. Dommage que le dernier Anne Rice ne te convainque pas, ou pas assez...
Pour répondre à ta question, je n'ai jamais écrit à Amélie Nothomb, et très franchement ça ne m'avait même jamais effleuré l'esprit jusqu'à récemment. Je ne suis pas sûre de franchir le pas un jour d'ailleurs, à moins que j'aie des questions vraiment intéressantes/pertinentes à lui poser, et ça n'est pas le cas pour le moment. ;)
Au fait Mélie, je ne sais pas si tu repasseras par là, mais "Le Fait du prince", tu l'as choisi, ou bien il était "imposé" pour ce challenge ? Parce que franchement c'est loin d'être le meilleur, et ça risque de te détourner définitivement de Nothomb, alors que d'autres de ses bouquins sont fantastiques.
Évidemment que je repasse sur ton blog, non mais! ;)
Je vais le lire pour le challenge "Littérature au féminin", on doit choisir 5 livres sur une liste, et vu qu'il y était, je me suis dit que ça ferait une pierre deux coups.
Je verrai si l'essai est concluant ou pas, pour lire autre chose d'elle.
J'avais beaucoup hésité à écrire à Anne Rice, sachant qu'elle est très connue dans le monde. Et j'étais vraiment ravie qu'elle m'aie répondue. Par contre pour Wesley Stace (L'infortunée) je n'ai pas hésité une seconde, j'avais pas mal de questions à lui poser et j'étais vraiment très agréablement surprise qu'il développe autant ses réponses.
Je te souhaite de connaître ça aussi et que tu franchisses le cap ;)
Parfois je me demande vraiment pourquoi je continue à lire cette auteure, qui depuis plusieurs années est en vraie perte de vitesse. La preuve avec ce roman qui traite, ô surprise, de l'obésité (du jamais vu avec elle, incroyable!) et en plus se permet de traiter avec mépris ses lecteurs.
Enregistrer un commentaire