jeudi 11 novembre 2010

Boy A

Ma note : 4/5
Réalisateur : John Crowley
Interprètes : Andrew Garfield, Peter Mullan...
Genre : drame
Origine : Grande-Bretagne
Durée : 1h40
Sortie française : 25 février 2009
Disponible en DVD : depuis le 23 septembre 2009

De quoi ça parle ?
À 24 ans, Jack sort de prison où il a passé toute son adolescence pour un meurtre qu'il a commis lorsqu'il était enfant. Dès sa libération, Terry, assistant social, l'emmène le plus loin possible de ce scandale encore présent dans tous les esprits. Terry lui donne un autre nom, lui trouve un travail, une maison. Dans cette ville d'Angleterre qu'il ne connaît pas, Jack se construit une nouvelle vie à laquelle il tente de se tenir. Mais si l'anonymat est un répit, il est aussi une douloureuse contrainte puisque Jack ne peut révéler à ses nouveaux collègues ou amis, et à la fille dont il tombe amoureux, la vraie nature de son passé. Jusqu'au jour où, par hasard, Jack devient un héros local et que sa photo apparaît à la une des quotidiens...



Pourquoi je voulais voir ce film ?
Je me souvenais l’avoir « repéré » au moment de sa sortie en salles, et je l’avais toujours gardé dans un coin de ma tête. Une amie pour qui ce film avait été un véritable coup de cœur me l’a offert tout récemment pour me le faire découvrir, c’était donc l’occasion !

Ce que j’en ai pensé
J’ai adoré Boy A. Les thèmes du film (la culpabilité, la rédemption, la (re)naissance d’un être humain) sont abordés avec beaucoup de finesse par le réalisateur. On ne tombe jamais dans le pathos, et cela tient beaucoup à l’extraordinaire performance d’acteur d’Andrew Garfield, mais aussi certainement à l’expérience apportée sur le tournage par Peter Mullan (tous deux sont issus du théâtre).

Tout au long du film, et malgré les actes terribles perpétrés par Andrew/Eric/Jack et son ami d’enfance, on ne peut s’empêcher de ressentir une très forte empathie pour le personnage principal qui, une fois sorti de prison, tente tant bien que mal de composer avec cette toute nouvelle liberté qui lui est offerte. Incarcéré très jeune, il ne connaît pour ainsi dire rien de la vie, mais il bénéficie d’une nouvelle chance, et s’empresse de la saisir : il travaille dur, se fait des amis, rencontre une demoiselle dont il tombe très vite éperdument amoureux, et sauve même une vie (symbole très fort bien sûr eu égard à son histoire personnelle).

Tout ça, c’est avant que son passé ne le rattrape brutalement. La parution de sa photo dans le journal le remet face au monstre qu’il a été mais qui n’est plus, la traque médiatique commence, et il n’y a plus qu’une solution : la fuite.
Le film se clôt sur une scène plutôt pessimiste, mais finalement rien ne nous empêche d’espérer autre chose, un éventuel revirement de situation. Je pense que c’est ce qu’auraient souhaité la plupart des spectateurs, mais Boy A n’aurait sans doute pas eu la même force, car une question revient sans cesse, lancinante : a-t-on vraiment droit à une seconde chance ? qui est réellement prêt à nous la donner ? Une chose est sûre : on a eu envie d’y croire.

Le petit plaisir du film
Ce superbe accent mancunien à couper au couteau, pour l'amoureuse de la langue anglaise que je suis, ce fut particulièrement délectable !

2 commentaires:

Lene a dit…

Très bel article ma Emy, je n'aurais pas dit mieux ! ;)

C'est clair que la performance des acteurs est pour beaucoup aussi dans la qualité du film. Andrew est tout en émotion, on ne peut qu'être touché par son personnage ! et j'adore Peter Mullan aussi, très très bon acteur que j'avais découvert dans "My name is Joe", très bon film de Ken Loach.

et j'ai adoré l'accent aussi ! déjà l'accent anglais à la base je fonds, mais en plus l'accent mancunien, celui des frères Gallagher, moi je dis ouiiii ! ;)

Contente que ça t'ait plu en tous cas ! :)

Emilie a dit…

Hehe ^^
Je me rends compte que j'aurais pu parler de plein d'autres choses concernant ce film, comme les relations (ou l'absence de relations) parents-enfants (et à quoi ça mène, que ce soit du côté d'Eric/Jack ou du côté du fils de Terry), la façon dont Boy A aborde cette question était super intéressante, et en plus c'est carrément la trame du film en fait...